Le cours dont je vous ai parlé dans un post précédent, s'est déroulé les samedi et dimanche, officiellement de 10 h à 18 heures. En fait, Juliane n'est vraiment pas avare de ses heures : du coup, nous avons travaillé bien au-delà de 18 heures, et le samedi, nous avons même commencé à 9 heures.

Neuf stagiaires de tous les âges qui se sont avérées très sympathiques : il a régné durant ces deux jours une ambiance vraiment détendue.
Nous avons bien sûr travaillé, même beaucoup travaillé : je n'aurais d'ailleurs jamais cru que la fabrication d'une telle poupée demandait un tel investissement en temps, en concentration, en force dans les mains, en précision bien sûr, etc.
Mais nous avons aussi beaucoup parlé entre nous, plaisanté et ri de bon coeur. Et puis il y a eu aussi des moments de calme et d'application quand la phase de montage l'exigeait.
Personne n'a montré de l'impatience, lorsque Juliane s'occupait de l'une ou de l'autre, personne n'a assené son soi-disant savoir aux autres, personne n'a fait preuve de mauvaise humeur ou de caprices.
J'ai vraiment beaucoup apprécié.

Quant à Juliane, elle nous a donné des explications claires, posées. Elle est restée constamment à notre écoute, disponible, souriante, malgré la fatigue que l'on pouvait déceler sur son visage à certains moments. Elle s'est occupée de chacune d'entre nous pour que la poupée que nous fabriquions, soit le reflet de ce qu'elle attendait de nous. Sauf pour des points techniques bien précis, elle n'a jamais été directive : elle nous a laissé cette part de liberté indispensable à la créativité. C'est en cela qu'en plus d'être une artiste, elle est aussi une très bonne pédagogue : ça n'est pas donné à tout le monde, croyez-moi !

Bon, vous êtes en train de vous dire "elle va bientôt arrêter ses bla-bla, elle nous la montre cette fichue poupée !", je vous entends depuis ici ! En fait, je ne voulais pas encore vous la montrer, enfin pas tant qu'elle n'est pas complètement terminée. Mais comme je n'ai pas trop le temps de m'en occuper en ce moment, je vous montre une photo "provisoire".

Puppe5

En effet, je triche encore un peu. En fait, vous voyez là une des photos que j'ai prises juste à la fin du stage. Les cheveux ne sont pas encore terminés : pour cacher sa tonsure, elle porte un petit foulard. Et comme je ne voulais pas vous la montrer toute nue, j'ai emprunté une petite robe. En effet, la fille de Nina (l'organisatrice de ce stage) avait reçu une poupée fabriquée par Juliane et a accepté de nous prêter sa robe pour faire les photos.

Depuis mon retour, je n'ai encore guère eu le temps de finir ses cheveux et coudre des vêtements : la visite de mes enfants était autrement plus importante. Je ne veux pas non plus faire les choses à la va-vite : alors promis, dès que j'y serai parvenue, je vous enverrai de nouvelles photos.

A bientôt.


Ich hatte euch hier von dem Puppenkurs erzählt, woran ich teilgenommen habe. Er hat am samstag und sonntag offiziell von 10 bis 18 Uhr stattgefunden. Faktisch ist Juliane gar nicht geizig mit ihrer Anwesenheitszeit: deswegen haben wir nach 18 Uhr gearbeitet und sogar um 9 samstag angefangen.

Neun Teilnehmerinnen in allen Älter, die sich sehr sympatisch erwiesen haben: Während dieser beiden Tagen war die Stimmung wirklich entspannt.
Wir haben natürlich gearbeitet, sogar viel gearbeitet: Ich hätte übrigens nie gedacht, die Herstellung einer solchen Puppe so viel Kraft, ganz besonders in den Fingern, Zeit, Konzentration, Präzision und viel mehr verlangt hätte. Wir haben aber auch viel geplaudert, Spaß gemacht und gelacht. Es gab auch stille, fleißige und sogar mühsame Momente, wenn die Herausforderung groß war.
Niemand hat sich beschwert, wenn Juliane einer oder anderer half, niemand hat sich hervorgehoben, niemand hat sich launenhaft gezeigt.
Es war einfach toll.

Juliane hat uns immer ganz klare und geduldige Erklärungen gegeben. Sie war immer für uns da, lächelnd, obwohl sie manchmal ganz schön müde war. Sie hat sich um jede gekümmert, sodaß die hergestellte Puppe so aussieht, wie sie sich von uns erwünscht hat.  Abgesehen von technischen Punkten, war sie nie aufdringlich: Sie hat uns dieses Teil Freiheit gelassen, um unsere Kreativität freizulassen. Sie ist zwar Künstlerin, aber auch gute Pedagogin: das kann nicht jeder, glaubt mir!

Na, ihr meint wahrscheinlich "wann wird sie mit ihren "Blabla" endllich aufhören und uns ihre Puppe mal zeigen": Ihr seid so laut, daß ich euch gehört habe! *Lach*
Eigentlich wollte ich euch die Puppe noch nicht zeigen, nicht bevor sie ganz fertig ist. Aber weil ich jetzt keine Zeit habe, um sie zu fertigen, werde ich euch ein provisorisches Foto zeigen.

Tatsächlich ist es ein bißchen Mogelei. In Wirklichkeit seht ihr da eine der Fotos, die ich am Ende des Puppenkurs geknipst habe. Die Haare sind noch nicht ganz fertig: Um die Mönchtonsür zu verberben, trägt sie einen kleinen Schal. Und weil ich sie nicht nackt fotographieren wollte, habe ich ein kleines Kleid geliehen. Es war das Kleid Ninas Tochter, das Juliane ihr geschenkt hatte (Nina hat den Puppenkurs in Seeshaupt organisiert und uns auch betreut).

Seit meiner Rückkehr hatte ich nicht genügend Zeit, um die Haare zu fertigen und ihr Kleider zu nähen: Der Besuch meiner Kinder war viel wichtiger. Ich will auch die Sachen nicht pfuschen: Also ich schwör's, ich werde euch neue Fotos machen, sobald ich fertig bin.

Bis bald!